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  Nouvelle / Emission

05/01/2021 - Centrafrique

L'insécurité, un handicap pour l'éducation des enfants et la santé de la population


La présence massive des groupes armés dans les provinces de la République centrafricaine constitue un handicap majeur pour l’éducation des enfants et une menace importante pour la santé de la population.

Depuis plusieurs années, la République centrafricaine est confrontée à l’instabilité marquée par des crises militaro-politiques qui ont impacté négativement le système éducatif. Parmi les difficultés, on note un manque d’enseignants qualifiés dans les établissements de Bangui et des provinces. Les table-bancs et les bâtiments scolaires sont insuffisants. L’éducation des enfants a connu une régression considérable.

La situation sécuritaire dans les provinces devient inquiétante avec une résurgence des violences. Une situation qui entrave l’émergence de l’éducation des enfants dans ces localités. Pour l’instant, les gens se trouvent encore dans la brousse, les portes des classes sont fermées et les enseignants affectés dans les provinces sont obligés de regagner la capitale.

A Grimari dans préfecture de la Ouaka qui a été également théâtre des affrontements entre groupe armé et forces loyalistes, le Maire de la ville Maxime Gboloukouzou a expliqué : « Depuis la fin des congés de la fête de Noël, les établissements publique n’ont pas encore ouvert leur porte à cause de l’insécurité et les rumeurs qui circulent dans la ville. Seulement l’école Catholique Saint Kizito de Grimari qui a repris les cours ». A-t-il confirmé.

La question sanitaire de la population est aussi inquiétante. Pour y faire face, les partenaires œuvrant dans le domaine de la santé se sont mobilisés afin d’abréger la souffrance des Centrafricains. Seulement avec la crise sécuritaire, plusieurs ONG internationales ont été pillées (Médecins sans frontières, Handicap International, CICR, Médecins d’Afrique).  Certaines ont plié bagage. Les habitants qui ont trouvé refuge dans la brousse et dans les camps de fortune manquent d’eau potable et de nourriture. Aussi, ils sont livrés aux maladies comme le paludisme.

Un habitant de Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou, qui a requis l’anonymat  a expliqué leur calvaire : « Nous avons pour l’heure un sérieux problème de nourriture et nos enfants sont exposés à toutes sortes de maladies à cause de la qualité d’eau que nous buvons pour le moment. Nous voudrions juste la sécurité pour regagner nos maisons et vaquer librement à nos occupations ».  

Comme le souligne un dicton célèbre, « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ». Elle est d’ailleurs la clé de voûte d’un développement durable d’un pays. A cet effet, des efforts devront être conjugués pour palier le plus vite possible à ce problème d’insécurité qui sévit à l’intérieur du pays.

© PCRC-CellCom – Stève Martial Mbétissinga

Publié par le PCRC