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  Nouvelle / Emission

02/01/2021 - Bouar

Bouar : le calme règne mais la psychose persiste


Après les durs évènements qui ont récemment secoué la ville de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré le dimanche 27 décembre dernier, empêchant la population d’exercer son droit de vote, une accalmie règne dans la localité.

Le dimanche 27 décembre 2020, alors que le peuple centrafricain était appelé aux urnes, la population de la ville de Bouar a été empêchée par les groupes armés d’élire ses futurs dirigeants. Une situation qui a créé la panique, poussant les habitants à trouver refuge dans la brousse.

Selon les témoignages recueillis sur place, après le retour au calme, les activités ont repris timidement. La population terrorisée commence à vaquer librement à ses occupations. « Depuis mercredi, nous constatons la reprise des activités commerciales au niveau du marché. Les boutiques ont ouvert leurs portes. Les populations sont sorties massivement pour acheter des articles et des produits de première nécessité. Il faut souligner que les commerçants arrêtent leurs activités à partir de 17 heures », a témoigné un habitant de Bouar.

Toutefois, la population  regrette de n’avoir pas voté. « Partout dans la ville, les habitants de la préfecture de la Nana-Mambéré regrettent que les scrutins du 27 décembre dernier n’ont pas eu lieu alors qu’ils étaient bien préparés à exercer leur devoir citoyen », a ajouté la même source.

Même si les forces de défense et de sécurité sont présentes dans la ville, les habitants demeurent dans l’inquiétude à cause des rumeurs sur un probable retour des groupes armés. Aussi, la circulation a repris d’une manière assez timide sur la route Bouar-Baoro, facilitant aux commerçants d’écouler leurs marchandises. Pour l’heure, plusieurs provinces du pays sont secouées par les groupes armés qui créent la psychose parmi la population.

© PCRC-CellCom – Stève Mbétissinga

Publié par le PCRC