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  Nouvelle / Emission

20/01/2022 - Centrafrique

Rencontre œcuménique à l'occasion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens


Chaque année, du 18 au 27 janvier, les catholiques et les protestants de Centrafrique se rassemblent pour célébrer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Comme partout dans le monde. Dans l’archidiocèse de Bangui, le doyenné Notre-Dame d’Afrique (NDA) a organisé, le 20 janvier dernier, une rencontre œcuménique autour du thème : « dialogue, réconciliation, unité et paix entre les chrétiens en Centrafrique.»

Dans le cadre de la célébration de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le doyenné Notre-Dame d’Afrique (NDA), de l’archidiocèse de Bangui, a organisé la semaine dernière, une rencontre œcuménique en la paroisse NDA. Qui a connu la participation de centaines de fidèles issus des différentes dénominations religieuses.

Les intervenants étaient le professeur abbé Richard Filakota, directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), et le révérend pasteur Juste Nado, de l’Eglise Christ-Roi de Bangui. Ils ont exposé sur le thème : « dialogue, réconciliation, unité et paix entre les chrétiens en Centrafrique ».

Avant de donner la parole aux intervenants, le père Patrick Omer Mbea, curé de la paroisse Notre-Dame d’Afrique, a expliqué l’objectif de cette rencontre. « Nous avons organisé cette conférence pour matérialiser la célébration de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Souvent, nous restons aux concerts religieux. Nous sommes dans le contexte de la synodalité. Le souverain pontife, le pape François, a convoqué un synode des évêques en 2023 sur la communion, la participation et la mission. Il a voulu consulter les fidèles à la base. Nos échanges participent à l’approfondissement de ce synode. Nous savons que notre pays est en quête du dialogue. Nous allons vers un dialogue républicain. Donc, c’est pour aider les chrétiens aussi à participer à ce dernier. Il faudrait, à la lumière de la foi, à la lumière de la parole de Dieu, qu’ils amènent des idées constructives pour que nous puissions aller véritablement vers une paix durable dont nous avons tous besoin », a-t-il déclaré.    

Dialogue, unité et réconciliation, facteurs incontournables d’une paix durable

Le pasteur Juste Nado a axé sa communication sur quatre points : le dialogue interconfessionnel ; la réconciliation ; l’unité et la paix ; comment vivre l’unité dans la diversité. Quelques recommandations ont suivi. En résumant son exposé, il a demandé à la communauté chrétienne de dialoguer avec les autres comme des partenaires, et non comme des ennemis. Il est indispensables de communiquer avec les autres pour comprendre leurs idéaux et leurs convictions, afin de renforcer les liens au-delà leurs croyances. Pour souligner l’importance de la réconciliation, gage d’une paix durable, il a mis en parallèle le modèle de réconciliation sur celui de Dieu. Qui, d’offensé par l’humanité, a accepté faire le pas vers elle en envoyant Jésus-Christ, son fils, qui a réconcilié les hommes pécheurs. Car, a-t-il dit, ce qui nous unit doit être plus fort que ce qui nous divise.

L’abbé Richard Filakota, pour sa part, s’est beaucoup appesanti sur « le dialogue œcuménique, le dialogue républicain en préparation et le programme « Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) ». L’orateur a fait la genèse du dialogue œcuménique, qui a commencé en 1962, entre les Eglises protestantes, avant l’implication de l’Eglise catholique après le concile Vatican II. Il a insisté sur la première mission du dialogue, qui est celle de la recherche de la vérité, de l’unité. Il a expliqué que l’organisation d’un dialogue est un lieu sur lequel les parties en conflit s’asseyent pour rechercher ensemble les solutions. Il déplore le fait qu’en Centrafrique, les gens prennent le dialogue comme un tremplin, une opportunité de gravir les échelons et occuper des postes attrayants. Il a invité les communautés à vivre l’unité dans la diversité et non dans l’uniformité. Il a appelé de ses vœux la construction du vivre-ensemble à travers les écoles.

© PCRC-CellCom Petrus Namkoina

Publié par le PCRC