Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle / Emission

26/11/2021 - Mbaïki

Mbaïki : les leaders religieux et communautaires sensibilisés sur la guérison du traumatisme et la prise en charge psychosociale


Du 23 au 24 novembre 2021, la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) a formé les leaders religieux et communautaires de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, sur la détection et la prise en charge des cas de traumatisme. Cette formation a permis aux participants, non-seulement de connaître les causes et les conséquences du traumatisme, mais également de s’approprier des outils nécessaires pour y faire face.

La cérémonie d’ouverture a connu l’accueil, l’installation des participants et le mot de bienvenue du maire de la ville de Mbaïki, Gilbert Kiki. Ephrem Grembrenga Kossin, chargé de programmes à la PCRC, a présenté l’objectif du projet mis en œuvre, et l’importance de cette formation basée sur les échanges et le partage des expériences vécues.

Cette formation avait pour objectif de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’intégration sociale des communautés, de sensibiliser les participants sur la guérison du traumatisme post-conflit, et de mobiliser les participants à soutenir les personnes affectées par cette pathologie, frein à l’intégration sociale. Les facilitateurs, Ephrem Grembrenga Kossin, Gildas Enam, et le révérend pasteur Apollinaire Mouamba ont entretenu les participants sur différents points du module de la guérison de trauma. En commençant par une réflexion sur « la fenêtre de JOHARI », qui n’est rien d’autre qu’une série de questions que l’on doit poser sur soi-même, avec son environnement ou son entourage.

 Le traumatisme est une barrière à la cohésion sociale et à la réconciliation

Dans son discours d’ouverture, le préfet de la Lobaye,  Francis Bangue Doungoupou, a mis en exergue les conséquences de cette maladie qui, selon lui, serait l’un des facteurs qui freinent le dialogue interreligieux, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Il a expliqué que le traumatisme détruit la personnalité de celui qui le vit ; c’est l’une des plus grandes barrières à la cohésion sociale et la réconciliation.

Cette formation a permis aux participants de comprendre que les communautés souffrent réellement du traumatisme post-conflit. Afin de coudre le tissu social déchiré par les déchirements, elles ont besoin de se libérer. Ils recommandent qu’une autre formation soit organisée ; l’atelier porterait sur les techniques de médiation. Egalement, ils demandent d’accorder à l’antenne locale de la PCRC de Mbaïki des moyens financiers pour organiser des sensibilisations sur la guérison du traumatisme dans d’autres villes de la Lobaye, en tenant compte des minorités telles que les peulhs, les BEKA (peuple autochtone).

© PCRC-CellCom Petrus Namkoina

Publié par le PCRC