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  Nouvelle / Emission

01/10/2021 - Centrafrique

Centrafrique : les Comités locaux de paix et de réconciliation préoccupés par la traite des êtres humains


Dans le but de poursuivre la sensibilisation pour le maintien de la cohésion sociale en Centrafrique, les Comités locaux de paix et de réconciliation (CLPR) se sont intéressés cette année à la traite des personnes. Le 21 septembre, Journée internationale de la paix, ils ont été formés sur cette thématique, afin de bien communiquer dans leurs communautés.

Plus de cent membres des CLPR de Bangui, Bimbo et Bégoua ont participé à l'atelier de formation sur la traite des personnes, tenu à l'hôtel Oubangui. Cette activité a été organisée en marge de la Journée internationale de la paix, célébrée chaque 21 septembre. Pour vulgariser leurs activités auprès des communautés, ils ont voulu en savoir davantage sur la traite des personnes, une notion encore méconnue par la population, a expliqué Trésor Adoum, président du CLPR du 8e arrondissement de Bangui.

 « Nous n'avons qu'une seule action à mener pour maintenir la paix en Centrafrique, c'est la sensibilisation. Nous avons retenu, cette fois-ci, la traite des personnes en République centrafricaine. Car nous pensons que la thématique est encore largement méconnue. Avec nos partenaires, nous vulgarisons cette notion au profit des CLPR et des autorités locales,  pour qu'à leur tour ils puissent relayer ces informations au sein de la population », a ajouté Trésor Adoum.

Le choix de cette thématique est une nouveauté parmi les entités et organisations qui luttent contre les violences et traitements inhumains. Eradiquer ceux-ci est devenu une priorité. Aujourd'hui, la traite des personnes est considérée comme une forme moderne d'esclavage. Elle implique l'action de recruter, de transporter et de loger des personnes, tout en exerçant un contrôle et une influence sur leurs mouvements. Cette domination a généralement pour but l'exploitation sexuelle et/ou le travail forcé.

La formation a été bénéfique pour les CLPR, grâce à l'appui technique et financier de l'Organisation des Nations-Unies pour les migrations (OIM). Lesdits Comités ont été mis en place dans les arrondissements et les préfectures du pays, suite aux recommandations du forum national de Bangui, tenu mi-2015. Les membres des bureaux sont composés des leaders des associations, ainsi que des représentants des notables et de la mairie de Bangui.  

© PCRC-CellCom – Kizer Maïdou

Publié par le PCRC