Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle / Emission

23/09/2021 - Centrafrique

Le pardon, gage de libération et de cohabitation pacifique


Dans la quête des hommes pour accéder à un monde meilleur où règnent la paix et la cohésion sociale, le pardon intervient comme un élément essentiel pour l’accomplissement des besoins vitaux et spirituels.

Les conflits, les mésententes et les querelles demeurent au centre de la vie des hommes. Ils fragilisent la cohabitation pacifique de ces derniers. Alors que l’objectif recherché par tous est de mener une existence pacifique rythmée par l’entraide, la compréhension et la compassion. 

Aujourd’hui, et particulièrement dans la société centrafricaine, le pardon est devenu un maillon important d’une  cohabitation pacifique entre les communautés. Pour le père Léon Cyrille Kérésse, prêtre dominicain, il regorge d’énormes potentialités. « Le mot pardon possède une grande vertu : la libération. Dans les relations humaines, on se fait du mal l’un l’autre, des deux côtés. La personne souffre au plan physique, moral et spirituel. Quand survient le pardon, un souffle nouveau arrive qui mène vers une cohabitation pacifique. En un mot, le pardon casse les murs de la haine, de la jalousie et de la mauvaise compréhension que l’on fait de l’autre », affirme-t-il.

Le pardon et le dialogue sont complémentaires

« Avec le pardon, le dialogue intervient toujours. Celui-ci déclenche le processus pour accéder au pardon. Par les échanges, l’évidence sur les préjugés tombe et la confiance renaît », poursuit-il.

S’il est souvent difficile de pardonner ou d’accepter le pardon à cause de la gravité de la faute commise, l’humilité est le chemin véritable d’y parvenir. « Pardonner ne signifie pas oublier les fautes. Au-delà de la souffrance, on doit s’habiller d’humilité pour pardonner à son prochain. Celle-ci n’est ni faiblesse, ni résignation. C’est une issue de paix et de cohésion sociale », selon le père Léon Cyrille Kérésse.

Si le pardon n’est pas au cœur de notre vie, nous ne pouvons jamais vivre en paix. Toutes nos entreprises seront vouées à l’échec. Car c’est une arme importante pour gagner la paix, ainsi qu’une condition pour le développement du pays. 

Le pardon est une école pour amener progressivement ceux qui demeurent dans le mal de sortir de leur état, et de vivre en harmonie avec les autres. Seulement, le pardon et la justice ne s’excluent pas. Si la haine domine les cœurs, la justice intervient pour faire triompher la paix dans la communauté.

© PCRC-CellCom – Stève Mbétissinga

Publié par le PCRC