Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle / Emission

04/07/2021 - Sibut

Sibut : la cohésion sociale fragilisée par les couloirs de transhumance du bétail


Les communautés chrétiennes et musulmanes présentes dans la ville de Sibut vivaient, depuis un certain temps, en parfaite harmonie. Même durant la crise politico-militaire qui a secoué la région. Aujourd'hui, triste est de constater que les couloirs de transhumance posent un sérieux problème de cohabitation entre les éleveurs peulhs et la population locale, composée en majorité d'agriculteurs.

Une mission de suivi et d'évaluation des activités de l'antenne de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) de la préfecture de la Kémo a été menée par le secrétariat permanant, le 1er juillet dernier. Lors des échanges, plusieurs points ont été abordés sur les défis à relever pour le raffermissement du vivre-ensemble. Il en est ressorti que la question des couloirs de transhumance reste un grand défi pour la cohésion sociale dans les villages périphériques. 

Le couloir de transhumance est un chemin, le plus souvent emprunté par les éleveurs pendant la saison sèche, en vue de trouver du pâturage pour le bétail. En cette période, les cultivateurs attendent aussi avec espoir la récolte des cultures, après les durs labeurs. En République centrafricaine, depuis l'enclenchement de la crise, cette question est devenue un problème lancinant. Très souvent, le bétail détruit des hectares de champs sur son chemin. De leur côté, les chasseurs s'accaparent des bœufs. De riposte en riposte, maints conflits naissent entre éleveurs, chasseurs et agriculteurs. Sans oublier l'intervention de personnes malintentionnées qui profitent d'une situation malheureuse.

Dans les villages environnants la ville de Sibut, le problème revient régulièrement. Il fragilise les efforts des autorités locales et de l'antenne de la PCRC de consolider la paix et le vivre-ensemble. Face à cette situation, le chef de groupe de l'axe Grimari, Jean Lokobo, a des pistes de solution. « Je propose la lutte contre l'impunité à travers la justice. Mais aussi une franche collaboration entre les forces de l'ordre et la population, dans le cadre du suivi des problèmes survenus. Enfin, je sollicite, de la part de l'antenne de la PCRC, des activités de sensibilisation intense auprès des Peulhs, des chasseurs et des agricultures pour le respect des couloirs de transhumance pendant cette période, afin d'atténuer les tensions », a-t-il déclaré.

La question de transhumance mise à part, plusieurs participants ont soulevé la problématique des rumeurs, qui reste un défi à relever pour l'antenne de la PCRC de la Kémo.    

© PCRC-CellCom – Stève Martial Mbétissinga   

Publié par le PCRC