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  Nouvelle / Emission

30/04/2021 - Bozoum

Mgr Mirek Guckwa, médiateur dans le conflit éleveurs peulhs - agriculteurs du village AI 1


A Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l'Ouham-Pendé, deux communautés déchirées par une crise renouent avec la paix et le vivre-ensemble. Il s'agit des agriculteurs et des éleveurs peuls du village AÏ 1. C'est suite à une médiation menée par l'évêque du diocèse de Bouar, monseigneur Mirek Guckwa, le jeudi 29 avril 2021.

Le 16 mars 2021, une altercation avait opposé un agriculteur et un éleveur peul. La mort d'un pasteur de bétail peul s'en est suivie. D'autre part, le vol de bœufs des peuls a créé un climat conflictuel entre les deux communautés. Par crainte de représailles, les habitants des villages AÏ 1 et Wara, situés respectivement à 22 et 30 km de Bozoum, sont obligés de quitter leurs villages d'origine pour trouver refuge sur les sites des missions catholiques à Bozoum, Bahoyo et Sambaye. Les écoles sont fermées depuis près de deux mois. On enregistre 314 ménages (1268 personnes) qui ont fui leurs maisons pour trouver refuge sur les sites des missions catholiques à Bozoum, Bahoyo et Sambaye.

Après la première tentative de réconciliation tenue le jeudi 22 avril 2021, Mgr Mirek Guckwa a animé la seconde rencontre de conciliation le 29 avril. Le but est de faciliter le retour des personnes en détresse dans les villages.

Dans son plaidoyer, Mgr Mirek Guckwa a souligné que l'homme est l'image de Dieu, selon la bible et le coran : « Dans la bible comme dans le coran, Dieu a créé l'homme à son image. Il l'élève au-dessus de tout, peu importent sa provenance, son appartenance, sa race et son ethnie»

Dans son intervention, Georges Kpamana, adjoint au maire de Danayerin, a parlé du vivre-ensemble qui existait entre les communautés d'éleveurs peuls et les agriculteurs de la commune. Il pointe du doigt le mauvais comportement des jeunes « qui n'écoutent pas leurs parents et vont braquer les gens », source de conflit interne.

Les villageois étaient satisfaisants des conclusions de ce dialogue jetant de nouvelles bases de cohabitation pacifique. Ils ont décidé de rentrer chez eux.

Le dialogue a vu la participation des prêtres de la mission catholique de Bozoum, de la Caritas du diocèse de Bouar, des représentants de la rébellion des 3R, des autorités locales, des représentants de différentes couches sociales et de quelques habitants de AÏ 1 qui ont commencé à regagner leurs domiciles.

© PCRC-CellCom – Grâce Ngbaléo

Publié par le PCRC