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  Nouvelle / Emission

25/04/2021 - Centrafrique

L'ACFPE entend résorber le chômage des jeunes


L’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE), à travers le projet d’appui au développement de l’apprentissage, a lancé depuis mi-avril 2021, des avis de recrutement de six cents jeunes déscolarisés pour les former dans divers domaines. C’est une réponse au chômage des jeunes.

Après les multiples crises militaro-politiques survenues dans le pays, plusieurs jeunes sont restés sans emploi. D’autres sont en quête d’une nouvelle activité. Cette situation rend difficiles leurs conditions de vie. Pour faire face à ce problème qui freine l’épanouissement de la jeunesse, l’ACFPE, à travers le projet d’appui au développement de l’apprentissage, a lancé depuis la semaine dernière un avis de recrutement de six cents jeunes pour plusieurs métiers. Dont la maçonnerie, la menuiserie, la sérigraphie, la soudure, la formation en coiffure homme et femme, la réparation des groupes électrogènes. 

A en croire Thierry Max Christian Zouma, directeur de la formation à l’ACFPE, ce projet concerne les jeunes désœuvrés et ceux qui ont abandonné les études. Afin de leur permettre de se réinsérer dans la société. « Nous avons initié ce projet pour les jeunes des huit arrondissements de Bangui, avec ceux des communes Bimbo et Bégoua, dans l’objectif de favoriser leur réinsertion socio-professionnelle. Nous prévoyons en former plus de 1700. Il y aura, pour cette vague en cours, 800 jeunes et, ensuite, 954 autres», a-t-il indiqué.  

Toutefois, les jeunes des provinces sont aussi touchés par les crises récurrentes. Pour éviter qu’ils soient manipulés par les politiques, Thierry Max Christian Zouma a ajouté que ce projet les prend en compte, là où l’on trouve une représentation de l’Agence. « C’est un projet qui concerne l’ensemble du territoire, du moins les zones sécurisées, là où ACFPE est représentée : Mbaïki dans la Lobaye, Berbérati (Mambéré-Kadéï), Nola (la Sangha-Mbaéré), Bouar (la Nana-Mambéré), Bossangoa (l’Ouham) et Sibut dans la Kémo. Nous avons réservé 200 places pour les jeunes des provinces », a précisé le directeur de la formation.  

L’ACFPE préconise aussi un accompagnement afin de permettre aux jeunes formés de créer leurs propres entreprises et de se prendre en charge. Ceux de Bangui et des communes Bimbo et Bégoua ont jusqu’au 30 avril pour déposer les dossiers. Le test écrit est prévu pour le 16 mai prochain. Suite à quoi les six cents candidats retenus pourront commencer les formations. Ce projet reçoit l’appui technique et financier de l’Agence française de développement (AFD). 

© PCRC-CellCom – Stève Mbétissinga  

Publié par le PCRC