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  Nouvelle / Emission

01/04/2021 - Centrafrique

Centrafrique : les sourds-muets contribuent au retour de la paix


Du 31 mars au 1er avril 2021,  le Conseil national de la jeunesse centrafricaine (CNJCA), avec l’appui de l’ONG Accord qui œuvre pour la consolidation de la paix, a initié une table-ronde intergénérationnelle rassemblant des jeunes de Bangui et des environs autour d’initiatives de paix. Une occasion pour les jeunes sourds-muets de s’engager à sensibiliser leurs pairs afin qu’ils s’abstiennent de toute initiative déstabilisatrice.

Cette table-ronde s’inscrit dans cadre de la mise en œuvre du projet « Vers une mise en œuvre inclusive de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique (APPR-RCA) ». Elle a réuni une centaine de jeunes venus de Bangui et des environs. Cette initiative, qui a vu également la participation des jeunes sourds-muets, visait à définir des stratégies pour une participation effective au processus de paix et aux instances de prise de décisions pour faire taire les armes.

Marginalisés, utilisés sur les terrains de bataille, les jeunes restent les principaux acteurs de la paix. « Si tous les jeunes ne sont pas impliqués dans la mise en œuvre d’Accord de paix, la stabilité restera menacée. Ils sont aujourd’hui utilisés à d’autres fins. Il  faut créer un cadre pour leur prise de conscience et leur intégration dans la société », a affirmé Paméla Audrey Derom, présidente du CNJCA.

Une occasion, pour le révérend pasteur Aimé Simplice Nicolas Singa Gbazia, président de l’AEC (Alliance des Evangéliques en Centrafrique) d’interpeller la jeunesse à travailler pour  la paix. « Vous avez la capacité d’emmener la RCA vers la paix. Prenez conscience de votre capacité ; levez-vous, travaillez pour que les armes se taisent ! La prise de conscience des jeunes, la formation, l’entrepreneuriat, le dialogue, l’emploi, sont des solutions permettant aux jeunes de s’autonomiser et de ne pas se tourner vers les armes », a-t-il prêché.

Pour sa part, Christelle Balewana, gestionnaire à l’Association des jeunes filles sourdes, s’est dit outillée pour transmettre le message à ses paires. « J’ai retenu que les jeunes doivent intégrer la vie normale au lieu de porter les armes illégalement. S’ils sont impliqués dans la guerre, c’est parce qu’ils manquent de travail et d’éducation à la citoyenneté. Je vais à mon tour sensibiliser les autres sourds-muets à la prudence, à s’intéresser aux formations professionnelles, à se focaliser sur les activités génératrices de revenus (AGR) et à développer un bon leadership », a-t-elle affirmé.

Les  travaux cette table-ronde se sont déroulés autour des thématiques : « Comment faire taire les armes en Centrafrique ? » et  « le Co-leadership pour faire taire les armes ».

© PCRC-CellCom – Grâce Ngbaléo

Publié par le PCRC