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  Nouvelle / Emission

18/02/2021 - Centrafrique

Centrafrique: la plateforme #stopAtènè combat les rumeurs et la désinformation


Depuis peu de temps, la plateforme #StopATènè (Stop rumeurs), mène une campagne pour dire non aux rumeurs, aux mensonges, aux discours de haine et à la désinformation en Centrafrique. Grâce à l'appui de l'Union européenne et de la Fondation Hirondelle (Lausanne/Suisse), cette activité a fortement contribué à la réduction des rumeurs dès les premiers jours.

En République centrafricaine –comme ailleurs-, l'histoire des conflits et des violences est alimentée par  les rumeurs, la désinformation  et les discours de haine.

Pour contrer ce fléau, les acteurs de la société civile, les artistes, la presse écrite et les radios communautaires, regroupés dans #StopATènè, mènent campagne. Notamment par la mise en place d'une cellule d'investigation chargée du signalement des fausses informations, de la vérification et de la diffusion de l'information vraie. D'autre part, la campagne vise à  sensibiliser la population à travers les spots et les chansons, à identifier les médias sérieux et à savoir choisir entre le vrai et le faux.

Selon Marcelin Ridja, représentant/Pays à la Fondation Hirondelle, les Atènè (rumeurs) sont fortement réduites après trois semaines de campagne sur Internet. « C'est une activité qui a été réfléchie avec les blogueurs, les artistes, les voix qui portent. Comment peut-on arriver,  dans le contexte centrafricain, à faire bouger les lignes ? On a vu, par exemple pendant les élections, que c'est un peu compliqué. On a alors réfléchi sur une campagne, sur l'éducation aux médias, sur des slogans à lancer à la population afin de développer le réflexe de choisir entre le vrai et le faux. C'est une campagne qui vient de commencer avec la contribution de plusieurs composantes de la société. En trois semaines, sur les sites Internet, les Atènè (rumeurs) ont beaucoup diminué, » a-t-il affirmé. 

Pour Jean Saint-Clair Maka-Gbossokotto, directeur de la publication du journal Anti-Infox RCA, il est indispensable d'aider la population à la détection de fausses informations. Il témoigne : « En tant que journalistes et fact-checkers qui luttons efficacement contre la propagation des mensonges, rumeurs et fausses informations, il est indispensable que nous puissions porter haut les techniques et stratégies pouvant permettre aux citoyens de savoir déconstruire les fausses nouvelles dans le pays. »

La jeunesse reste la principale cible dans cette lutte contre les fausses  informations. Pour son éclairage, Léo Papy Bénam, jeune blogueur et membre actif de #StopATènè, s'implique dans la campagne. « J'ai accepté de mener cette action parce que c'est un devoir civique. Il faut lutter contre les rumeurs et les fausses informations qui pullulent sur les réseaux sociaux et dans la presse. Il faut combattre les comptes avatars des personnes mal intentionnées voulant troubler l'ordre public. C'est pourquoi je dénonce ces fausses informations relayées à la radio ou sur les réseaux sociaux.  Je le fais surtout pour mes pairs jeunes », a-t-il témoigné.

Pour la réussite de cette mission, #StopATènè collabore avec l'Ecole publique du journalisme de Tours (EPJT) sur des questions de fact checking (vérification de l'information). Et avec les plateformes qui aident les membres de l'équipe à être plus actifs, notamment Instagram et Facebook.

© PCRC-CellCom – Grâce Ngbaléo

Publié par le PCRC