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  Nouvelle / Emission

21/10/2020 - Bangui

Les autorités locales du 3e arrondissement de Bangui encouragent la participation active des femmes aux élections


Du 1er au 10 novembre prochain, les postulants aux élections présidentielles et législatives en Centrafrique seront appelés à déposer leurs candidatures, selon le chronogramme fixé par l’Autorité nationale des élections (ANE). A cet effet, les responsables locaux du 3e arrondissement de Bangui invitent les femmes à entrer dans la course lors des prochains scrutins groupés.

Afin de soutenir les candidatures féminines et de prévenir les violences à l’égard des femmes en période électorale, les autorités locales du 3e arrondissement de Bangui se sont retrouvées, le 20 octobre 2020, pour définir les stratégies de sensibilisation pour la participation des femmes au processus électoral. Cette rencontre a été une initiative du Réseau des femmes croyantes médiatrices de la paix (RFCMP). Elle vise à impliquer les autorités locales dans la sensibilisation sur le rôle et la place des femmes dans le processus électoral.

Le code électoral, dans son article 281 sur le mode uninominal à deux tours, en ce qui concerne les élections législatives, sénatoriales et régionales, exige des associations et des groupements politiques de présenter au moins 35% de candidatures féminines. Conformément aux dispositions de l’article 31, alinéa 4, de la constitution du 30 mars 2016.

Cependant, les femmes sont toujours mises de côté dans la gestion de la chose publique. Elles sont considérées comme le sexe faible, n’ayant pas la capacité de s’engager pleinement dans la gestion de la cité. Ces préjugés constituent de véritables obstacles à la promotion et à l’émancipation des femmes.

Marie-Josèphe Fitta-Kona, 1ère conseillère à la mairie du 3ème arrondissement de Bangui, s’interroge : « Beaucoup de femmes veulent occuper des postes de responsabilité dans ce pays, mais elles sont sous-estimées. Or, la loi n° 16.004 instituant la parité et la prévention des violences basées sur le genre en période électorale a défini le principe du genre. Elle a donné l’accès équitable aux hommes et aux femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Les candidatures hommes/femmes doivent être présentées en nombre égal. Comment le pays va-t-il se mettre en conformité avec les dispositions de cette loi si les femmes sont considérées comme le sexe faible ? » Elle poursuit en demandant aux personnes de bonne volonté de soutenir les candidates qui manqueraient les moyens financiers  pour se présenter à ces élections.

Pour sa part, Ally Moussa, chef du quartier Yaloa 2 dans le 3e arrondissement, a invité ses pairs à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation de leurs administrés afin d’appuyer les femmes lors des scrutins qui s’approchent à grands pas. Aussi, il a encouragé les femmes à briser la peur, la honte et les pesanteurs sociales qui pèsent sur elles, afin de prendre en main leur destinée. Et de s’affirmer dans la société.

© PCRC-CellCom

Publié par le PCRC