Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse

  Nouvelle


30/01/2018 - Bangui

La libre circulation des biens et des personnes favorise la cohésion sociale

Du 24 au 26 janvier s'est tenu un atelier des femmes du 3e arrondissement de Bangui sur la cohésion sociale, le vivre ensemble et la recherche de la paix. Assidues au cours de l'atelier, les participantes témoignent.

Alphonsine Lakoue, présidente de l'antenne du 3e arrondissement de Bangui de l'Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA) a déjà participé à plusieurs ateliers sur la cohésion sociale : « La cohésion sociale, on en parle à tout bout de champ depuis 4 ans ; mais sans application. Pour moi, aujourd'hui à travers cet atelier je comprends la vraie signification de la cohésion sociale. Maintenant je sais que la libre circulation des biens et des personnes favorise la cohésion sociale ».

Marie Joseph Fita-Kona, présidente de la section du 3e arrondissement de l'Association Action des Femmes pour le Progrès en Centrafrique (AFPC), s'engage à restituer les acquis de l'atelier dans son association à travers les supports que les organisatrices mettront à la disposition des participantes : « Nous allons nous organiser pour aller vers celles qui ne sont pas encore formées ; nous les formerons à notre tour pour qu'elles soient sur le même niveau de compréhension et d'éducation que nous. Et qu'elles soient capables de vivre et de parler de la cohésion sociale dans des rencontres intercommunautaires que nous organiserons ».

Jésus Koulbe-Lort, responsable national de la Jeunesse étudiante chrétienne de Centrafrique (JEC), seul homme qui a participé à cette session des femmes, pense que l'action en faveur de la cohésion sociale requiert courage et détermination ; c'est une mission difficile, dit-il. « Vous allez être confrontés à des personnes qui sont des agresseurs, qui sont dans la culture de la violence ; faire face à de telles personnes, ça demande d'abord le courage d'être à la hauteur de cette tâche. Mais on ne doit pas se laisser effrayer par ces agresseurs même s'ils détiennent des armes. Je retiens une expression du facilitateur : ‘il ne faut pas punir la rose à cause des épines'. Il faut du temps pour le rétablissement de la paix et de la cohésion sociale en Centrafrique ».

A la fin de l'atelier, Marie Joseph Fita-Kona tient à remercier les organisateurs : « Nous souhaitons que ce genre d'atelier puisse se renouveler ; tout le monde devrait recevoir cette formation et cette éducation afin de réussir à réduire le niveau de conflit dans le 3e arrondissement de Bangui ». D'autres ont ajouté des remarques et des demandes à l'égard des organisateurs. Ainsi Jésus Koulbe-Lort, fait un constat : « . Nous avons perçu que le facilitateur se débattait pour que nous soyons dans de bonnes conditions de formation, mais tous les outils de formation n'étaient pas prêts ni disponibles. Pr, nous avons besoin de recevoir des moyens et des supports pour que nous puissions organiser des restitutions dans nos associations respectives. »

Pour rappel, cet atelier de formation du renforcement de capacités des femmes musulmanes et chrétiennes du 3e arrondissement de Bangui sur la paix, la cohésion sociale et la recherche de la paix a commencé mercredi 24 janvier et a pris fin vendredi 26 janvier 2018. Vingt femmes, responsables des associations féminines du 3e arrondissement de Bangui y ont pris part. Cet atelier était organisé par le consortium CIPP, partenaire de la PCRC.

© PCRC-CellCom – Article rédigé par Gérard Merlend Ouambou Guela, 26 janvier 2018

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