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  Nouvelle / Emission

18/10/2020 - Bangui

La Covid-19 et les prisons centrafricaines : Ne laisser personne au bord de la route !


Du 30 septembre au 1er octobre 2020, le ministère de la Justice et des Droits de l’homme a organisé à Bangui, un atelier sur un sujet ambitieux : « Réformes pénitentiaires en République centrafricaine, état des lieux et perspectives ». Avec l’appui technique et financier de la mission onusienne MINUSCA et Penal Reform International (PRI), une ONG basée à Londres.

Animaient cette conférence de presse, parmi d’autres, Dieudonné Mbolinanguera, directeur de l’Administration pénitentiaire, et Florian Irminger, directeur exécutif de PRI, venu de Genève. Les mesures barrières contre la pandémie à coronavirus, faut-il le rappeler, étaient de rigueur. Question : « L’actualité, c’est la Covid-19. Quelle est la situation dans les prisons et les centres de détention en République centrafricaine » ? Les deux personnalités ont, tour à tour, répondu à cette brûlante interrogation.

Dieudonné Mbolinanguera : « Dès le premier cas confirmé dans le pays en mars dernier, le gouvernement a mis en place un comité de crise. Le ministère de la Justice a été impliqué avec la lutte et la prévention comme mots d’ordre (dépistage, isolement si besoin, prise en charge sanitaire). Avec l’appui du ministère de la Santé et de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB), les détenus ont été systématiquement testés. Sept cents kits de dépistage ont été réceptionnés. Cinq cas positifs ont été déclarés, mais sans gravité. Ils ont été soignés et ont été guéris. Grâce à la MINUSCA, deux pavillons sécurisés, dont l’un à l’hôpital de l’Amitié, seront bientôt opérationnels. Car l’on ne peut pas mettre les détenus malades avec les autres patients. Les détenus sont des personnes vulnérables. Sans nous vanter, en Centrafrique, la situation a été bien gérée, et mieux que cela ! Six cents prisonniers ont également été libérés pour désengorger les prisons. »

Réduire les ennuis dans un pays

Pour mobiliser les fonds, un plaidoyer est mené auprès des élus de la nation pour voter un budget conséquent au profit de l’administration pénitentiaire. Les députés semblent ignorer que le prisonnier a des droits élémentaires comme manger à sa faim. Il s’agit donc de les sensibiliser pour appuyer les attentes en relevant la ligne budgétaire allouée au département de l’Administration pénitentiaire.

 Florian Irminger a affirmé : « Investir dans les prisons, c’est diminuer les ennuis dans un pays, quel qu’il soit. « Ne laisser personne au bord de la route » est le maître-mot de Penal Reform International ! Le créateur de cette ONG sortait d’une prison tunisienne. Il déclara avoir été bien traité, mieux que ceux restaient dedans. Il décida de se battre désormais pour améliorer le sort des personnes privées de liberté dans le monde. »

 

© PCRC-CellCom

Publié par le PCRC