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  Nouvelle / Emission

14/03/2021 - Centrafrique

Centrafrique : les scrutins du 14 mars sécurisés et apaisés


Les Centrafricains ont été appelés aux urnes le 14 mars 2021 pour élire leurs représentants à l’assemblée nationale. Il s’agit des partielles pour les circonscriptions qui n’ont pas pu voter lors des élections du 27 décembre 2020 à cause de l’insécurité, et du deuxième tour pour celles qui restaient à départager.

Au total 118 sièges étaient à décrocher, dont 69 circonscriptions pour les partielles et 49 pour le second tour. De manière générale, ces scrutins se sont bien déroulés à Bangui et en province. Contrairement au premier tour, aucun incident majeur n’a été signalé. Selon Théophile Momokoama, rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), 94% des bureaux de vote ont pu ouvrir leurs portes.

Toutes les grandes villes de provinces comme Bossangoa, Bambari, Berberati, Bangassou, Bouar et Kaga-Bandoro, sont désormais entre les mains des Forces armées centrafricaines (FACA), de la Minusca et des troupes alliées russes et rwandaises. Selon des  sources concordantes, la ville de Bakouma, dans la préfecture du Mbomou, et Gazi, dans la Mamberé-Kadeï, n’ont pas pu voter à cause des rebelles de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement) présents dans ces localités. Dans la circonscription de Nola 1 (Sangha-Mbaeré), la population a marché pour protester contre l’invalidation d’un candidat au premier tour.

Cependant, un faible taux de participation a été enregistré dans presque tous les bureaux de vote, notamment à Bangui. Un constat confirmé par Younouss Saleh, un électeur que nous avons rencontré au bureau de vote de l’école Koudoukou, dans le 3e arrondissement de Bangui. «  Je viens de voter mon député. Les opérations se déroulent sans problème, mais je déplore le fait que les électeurs ne soient pas venus nombreux comme au premier tour », a-t-il dit.  Pour Adeline Bakossa, une électrice de la 2e circonscription du 4e arrondissement de Bangui, c’est une fierté pour elle d’accomplir son devoir civique.  « Le vote est un devoir pour tout citoyen centrafricain. Je suis satisfaite puisque je viens d’accomplir ce devoir et surtout dans la paix. Mon vœu est que les députés se mettent au travail pour faciliter le retour de la paix et du vivre-ensemble dans le pays », a-t-elle déclaré. 

Quelques dysfonctionnements ont été enregistrés, en particulier l’ouverture tardive de certains bureaux de vote. Quelques électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste, bien qu’ils disposaient des récépissés : tous n’ont pas eu la chance d’avoir leur carte d’électeur.

Selon l’article 118 du code électoral, l’ANE a huit jours pour proclamer les résultats provisoires. Pour remplir cette mission, la présidence de la République a accordé une dérogation spéciale à l’ANE en raison du couvre-feu instauré dans le pays. Les agents électoraux peuvent travailler jusqu’à minuit sous escorte des forces de sécurité. Ceci pour la période du 13 au 24 mars 2021. Sur 140 sièges que compte l’assemblée nationale, 22 députés ont déjà validé leurs tickets dès le premier tour, selon les résultats définitifs proclamés par la cour constitutionnelle le 18 janvier 2021.

© PCRC-CellCom – Brice Ledoux Saramalet 

Publié par le PCRC