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  Nouvelle / Emission

23/12/2020 - Centrafrique

Centrafrique : Les femmes appellent les rebelles coalisés à la cessation des hostilités


L’envahissement de certaines villes par certains groupes armés regroupés dans la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) continue de susciter des réactions dans le pays. C’est le tour des femmes centrafricaines d’appeler toutes les parties  au conflit à l’apaisement et à la cessation des hostilités.  Cet appel solennel des femmes leaders a été lancé à Bangui le mardi 22 décembre 2020.

A moins d’une semaine du 1er tour des scrutins présidentiels et législatifs, la sécurité se dégrade dans plusieurs villes de provinces avec, en toile de fond, la Coalition des patriotes pour le changement qui mène des offensives armées contre les positions des forces loyalistes.

C’est suite à cette dégradation de l’insécurité que les femmes leaders, regroupées dans la Coordination des femmes centrafricaines pour la paix et la sécurité, de lancer des appels vibrants à l’endroit des parties au conflit.

Cependant, les femmes centrafricaines constatent avec beaucoup de regrets que l’invalidation de l’un des candidats à la présidentielle par la Cour constitutionnelle, quelques jours avant la campagne électorale, a suscité beaucoup de tensions sociopolitiques. Les femmes ont relevé, quelques jours plus tard, que  certains groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation se sont désengagés.

Cette situation suscite beaucoup d’inquiétude chez les femmes suite à la tension qui ne cesse pas de monter dans le pays. Pour désamorcer cette tension, avec les multiples combats entre les forces conventionnelles et non conventionnelles, les femmes, réunies au sein de leur organisation, condamnent toutes formes de violence contre les populations civiles, notamment les femmes et les enfants.

« Nous lançons un SOS vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale sur les risques de génocide qui pèsent sur la population centrafricaine si des dispositions ne sont pas prises pour arrêter les violences armées en cours. Notre cri pour la survie doit être relayé à travers le monde », a prévenu Nina Ekomo, coordinatrice de ladite association.

Par ailleurs, les femmes leaders appellent toutes les parties au conflit, à savoir autorités nationales, les leaders politiques et les leaders des groupes armés, à l’apaisement, à la cessation des hostilités et à prendre des mesures concrètes pour engager immédiatement un « dialogue » dans l’intérêt de la population.

Fort de ce qui  précède, elles demandent aux garants et facilitateurs de l’APPR-RCA ainsi qu’à l’ensemble des partenaires qui soutiennent les efforts de paix en Centrafrique, notamment la CEEAC et l’Union africaine, d’œuvrer en faveur de la reprise du processus de paix.

« Pour arrêter cette hémorragie, les femmes exigent la mise en place d’une médiation conjointe portée par les acteurs internationaux et nationaux, y compris des femmes. Cette médiation s’avère « urgente avant qu’il ne soit trop tard », ont-elles conclu.

Au moment où nous mettons sous presse,  les rebelles de la CPC continuent de lancer des offensives armées dans de nouvelles villes de province dont Bambari, ville préfectorale de la Ouaka.  

© PCRC-CellCom – Cyrille Yapendé

Publié par le PCRC