Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

26/07/2016 - Bangui

Vingt-cinq leaders religieux sont formés à la guérison communautaire du traumatisme

Vingt cinq leaders apprennent à guérir le traumatisme à la suite de la crise en Centrafrique. Initiée par l’organisation humanitaire Catholique Relief Services (CRS), cette formation de huit jours, vise à outiller les vingt-cinq leaders religieux venus de Bangui, à devenir formateur des formateurs. L’atelier se tient à l’Hotel Somba à Bangui. Florence Ntakarutimana, Trauma Healing Specialist, revient sur l’importance du choix de ce thème. « Pour nous, c’est que la guérison est possible et la preuve en est que nous voyons qu’il y’a des gens qui sont dévoués à contribuer pour la réussite de ce thème ». Elle poursuit que l’objectif de cette formation est de préparer les futurs formateurs dans l’aspect de guérison de traumatisme. « ...nous les appelons souvent, les compagnons de guérison ». Ces compagnons de guérison vont, à la fin de la formation, faciliter des ateliers de base dans la guérison de traumatisme mais aussi, ils vont continuer à accompagner les personnes  traumatisées ici en République Centrafricaine. Qu’est-ce qu’un compagnon de guérison ? Florence répond : « Le compagnon de guérison pour moi c’est au-delà de facilitateur. Parce qu’un facilitateur, il est là juste pour des ateliers. Mais un compagnon de guérison, c’est quelqu’un qui accompagne les gens, parce que la guérison, ce n’est pas quelque chose qu’on met dans la personne comme ça. La personne en soi  a ses capacités de guérir mais qui a besoin de l’accompagnement d’un autre ».

La spécialiste en guérison de traumatisme a l’espoir que la mise en place des compagnons de guérison de traumatisme aura des impacts positifs sur la population centrafricaine. « S’il n’y a pas d’espoir, on ne peut rien faire. On va croiser les bras jusqu’à quand ? Donc on commence et il y a aussi d’autres efforts qui ont été fournis et tout ça se fait dans le changement. Donc tous ensemble on va réussir, j’ai cet espoir. La preuve en est qu’il y a des gens qui sont ensembles. Donc on va essayer d’accompagner ce processus et en espérant que ça va nous amener en positif ».

Florence Ntakarutimana précise que la guérison n’est pas quelque chose qu’on peut faire en deux heures. « La guérison ce n’est quelque chose qu’on peut faire dans 2 heures, dans quelque minutes, c’est un processus donc on doit accompagner ce processus de guérison ».

Les compagnons de guérison de traumatisme formés ne vont pas uniquement servir les confessions religieuses, « …ils vont servir tout le monde en besoin ici en Centrafrique. Donc c’est juste un début. Mais c’est un début qui va aussi être bénéfique à tous les Centrafricains, même ceux qui vivent dans le pays » conclut Florence Ntakarutimana.

Cette formation de huit jours prendra fin le 29 juillet 2016. Elle rentre dans le cadre des activités du projet de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC). La Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique est appuyées dans ces activités par une plateforme des organisations non gouvernementales (USAID, AEGIS, CRS, ISLAMIC RELIEF et WORLD VISION).

Signalons que l’organisation humanitaire Catholique Relief Services (CRS) est arrivée en République Centrafricaine dans les années 2007 – 2008 et a travaillé dans la guérison de traumatisme depuis 2014 au Sud-Est (Obo, Zemio, Rafaï, Bakouma, Bangassou) et Nord-Ouest (Bouar et Bossangoa) de la République Centrafricaine.


 
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