Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

25/10/2016 - Bangui

Les leaders religieux somment la classe politique centrafricaine à se lever pour dénoncer les exactions des groupes armés en République Centrafricaine


Les leaders religieux somment la classe politique centrafricaine à se lever pour dénoncer les exactions commises par les groupes armés en République Centrafricaine. Cette réction intervient à leur retour de Kaga-Bandoro où ils ont effectué une visite en compagnie du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra et du Représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga, le 17 octobre 2016.

Les Leaders de la PCRC, constatent que malgré la tenue des élections présidentielles et législatives du 14 février 2016, avec l’installation d’un pouvoir légitime en République Centrafricaine, les violences continuent dans le pays. La classe politique est démissionnaire et muette face à la situation. Répondant aux questions de la cellule de communication de la PCRC, le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame Gbangou, Président du Conseil d’Administration de la PCRC, s’étonne qu’aujourd’hui les gens parlent de l’opposition politique, alors que le pays a perdu sa souveraineté. « Quelle opposition politique ? Et l’opposition par rapport à qui ? Alors que le gouvernement n’a pas encore tous les moyens de diriger le pays ». Lors de la dernière élection présidentielle, la République Centrafricaine comptait une trentaine de candidats à la magistrature suprême. Le Président du Conseil d’Administration de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique se pose des questions pour savoir pourquoi ces candidats ne devraient pas mener une action commune pour sauver leur patrie ? « …pourquoi est-ce que toute cette classe politique ne devrait pas se lever pour dénoncer ce comportement que nous leaders religieux qualifions de comportements complices ? ». Certaines langues parlent de la partition du pays, alors que selon Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame Gbangou, parmi les groupes armés de Kaga Bandoro l’on trouve des Centrafricains. « Nous sommes arrivées à Kaga-Bandoro, on a trouvé des centrafricains qui sont là parmi les groupes armés. Est-ce que c’est difficile que la classe politique se lève pour dire à ces groupes armés ‘’on n’a pas besoin de vos conflits, on n’a pas besoin de continuer à assister à des tueries en République Centrafricaine pour rien’’ ? », s’est-il interrogé. Il a par ailleurs indiqué que la tuerie n’est pas dans la culture centrafricaine.  « Pourquoi s’attaquer à des pauvres populations qui n’ont pas d’arme, pourquoi tuer, pourquoi incendier des maisons ? Cette culture est venue de qui, car elle n’est pas centrafricaine. Et incendier des maisons ! C’est un crime condamné par la loi». Pour celui-ci, la responsabilité est à plusieurs niveaux. Qu’on ne parle pas tout le temps du gouvernement, mais il faut également voir la place qu’occupe la classe politique centrafricaine, la société civile, les leaders religieux, tous ceux qui sont épris de paix et qui pensent qu’ils ont un rôle à jouer pour ramener la paix en République Centrafricaine. « Le langage de mensonge, d’hypocrisie, doit être proscrit pendant ce temps difficile que nous connaissons. On doit dire la vérité à qui veut entendre la vérité, on doit dire la vérité à celui qui ne veut pas entendre la vérité, qu’on l’amène à comprendre que la crise n’a que trop duré et qu’il est temps que nous puissions arrêter la crise pour permettre aux pauvres populations qui ne vivent pas de la politique politicienne et qui ont besoin simplement de survivre ».

Quand vous allez dans l’arrière-pays, a-t-il poursuivi, vous vous rendez compte que le Centrafricain n’est plus digne de ce nom. « …c’est l’instinct de survie en ce moment ».

Le 17 octobre 2016, les leaders religieux de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, PCRC à savoir Son Eminence l’Imam Oumar Kobine Layama et le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, respectivement Président sortant et entrant du Conseil d’Administration de la PCRC, ont accompagné le Chef de l’Etat, Président de la République, Archange Faustin Toudera et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine, Parfait Onanga Anyanga à Kaga-Bandoro. Ce déplacement fait suite à des tueries et autres violences perpétrées sur la population civile par des hommes armés le 14 octobre 2016 dans la localité. Une cinquantaine de personnes auraient été tuées, des maisons ont été incendiées et des biens ont été pillés, saccagées et vandalisés.


 
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