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  Nouvelle

26/10/2016 - Bangui

Les leaders religieux de la PCRC rencontrent la société civile et appellent à la retenue


Le président du Conseil d'Administration de la PCRC,  le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou  a invité le mardi 25 octobre 2016, au nom de ses pairs, les représentants du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) à Bangui pour des discussions sur les événements de la veille à Bangui. Cette rencontre s'est déroulée à son domicile. L'objectif vise à écouter ces représentants de la société civile et de faire la médiation entre elle, le gouvernement et la Minusca. Le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, est satisfait de cette rencontre : « Les leaders du groupe de travail de la société civile sont venus à ma demande me rencontrer en tant que Président du Conseil d'Administration de la PCRC, pour que je sache le mobile de ce mouvement et que nous puissions aussi nous positionner vis-à-vis de ceux qui pourront avoir la solution à ce mouvement observé de la société civile ». Celui-ci montre combien il était important de rencontrer la société civile. « J'étais à Baoro quand j'ai appris qu'il y avait un mouvement lancé par la société civile sous l'appellation ‘'ville morte''.  Je suis rentré à Bangui et j'ai constaté l'effectivité de ce mouvement. C'est pourquoi, j'ai appelé Monsieur Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile. Celui-ci a accepté et est venu aujourd'hui avec ses compagnons ». Pour ce dernier, le mouvement lancé par le GTSC  est un message que la population lance à l'endroit des autorités de ce pays ainsi qu'à la MINUSCA. « Nous l'avions déjà dit au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine, que nous sommes entrain d'atteindre le cap du ras le bol avec tout ce que nous constatons sur le terrain que ça soit à Bangui que dans l'arrière pays ». Nicolas Guerekoyame-Gbangou ne partage pas l'avis de ceux qui qualifie la journée du lundi 24 octobre 2016 de «  journée ville morte d'agitation. « C'est une expression et lorsqu'il y'a une expression de quelque chose qui se passe, il faut se garder de faire l'amalgame ». Révérend Docteur pense que cette rencontre est une occasion de parvenir à un apaisement. « Je crois qu'il est de notre devoir étant responsable à tous les niveaux de la société civile, de pouvoir prendre la mesure de la situation, faire appel à ceux qui ont déclenché le mouvement pour avoir des discussions avec eux et voir comment est ce que nous pouvons parvenir à l'apaisement ». Les leaders religieux de la PCRC appellent la MINUSCA et les autorités politiques d'être attentives aux cris de la population. « Lorsqu'il y'a la souffrance, quand quelqu'un cri, il faut qu'on fasse attention à ce cri. C'es ce que nous recommandons aux autorités politiques, administratives mais aussi militaires, et surtout la MINUSCA qui est venue au chevet de la République Centrafricaine ». Nicolas Guerekoyame Gbangou demande à la MINUSCA de concorder ses propos aux faits sur le terrain. « On ne peut pas tout le temps répéter les mêmes discours, alors qu'il y'a des réalités sur le terrain qui divergent des discours que nous écoutons de la part de la MINUSCA ». Il regrette par ailleurs, que des personnes soient tombées sous des balles alors que c'est une marche pacifique et demande que justice soit rendue. « On ne peut pas justifier les tueries. Il faut qu'on établisse les responsabilités de part et d'autre et qu'on sache qui a tiré sur qui et qui a fait quoi. Si c'est avéré que ces personnes tombées sous des balles étaient du fait de la MINUSCA, qu'elle s'assume ». Lors de cette rencontre, le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, a demandé aux représentants du GTSC d'avoir un peu d'humanisme et d'humanité pour comprendre la souffrance des Centrafricains, aussi, d'être flexible et ouvert au dialogue. « Je les ai exhorté à rester ouvert au dialogue avec les autorités politiques du pays, avec les autorités de la MINUSCA parce que le pays est à terre et on ne peut pas encore aggraver la souffrance des populations Centrafricaines ».

Le groupe de travail de la Société Civile de Centrafricain a appelé tous les Centrafricains à une ville morte le lundi 24 octobre 2016. Lors de cette journée ville morte qui est observée à 95% selon les initiateurs, l'on a déploré des pertes en vie humaines.


 
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