Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

24/10/2016 - Bangui

Les leaders religieux appellent le gouvernement centrafricain à engager des discussions franches avec la MINUSCA et la Communauté Internationale pour la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA)


Depuis quelques semaines à Bangui comme à l'intérieur du pays, principalement à Kaga-Bandoro, Bambari et autres villes, les violences ont refait surface. Les Forces Armées de la Centrafrique sont sous la sanction onusienne d'embargo depuis 2013 et le pays est sécurisé depuis ce temps par les casques bleu de l'ONU. Malheureusement, chaque jour, les groupes armés sont armés et continuent de tuer les pauvres populations civiles. Face à cette situation, la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, par le biais de son Président du Conseil d'Administration le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, pense que la question de sécurité du pays est à plusieurs niveaux, mais celui-ci met en premier plan le rôle que doit jouer la MINUSCA. « Je crois que la question est à plusieurs niveaux. D'abord au premier plan il faut la poser à ceux qui sont venus pour aider le peuple centrafricain, apporter la protection aux populations civiles, comme ils le disent dans leur mandat. Je veux parler de la MINUSCA qui est au premier plan de la sécurisation des populations ». En deuxième position, le Président du Conseil d'Administration de la PCRC réitère la position de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, celle de la réhabilitation des FACA.  « On a toujours dit au niveau de la PCRC, s'il y a des brebis galeuses, c'est facile de les repérer, de les extirper du sein des FACA et de garder ceux qui peuvent jouer le rôle que le peuple leur a confié c'est-à-dire, la protection des populations centrafricaines en tout cas, de l'intégrité territoriale de la République Centrafricaine ». À ce titre, le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou engage le gouvernement à des discussions franches avec la MINUSCA et la Communauté Internationale pour réhabiliter les FACA. « …donc le gouvernement, à ce titre, doit engager des discussions franches avec la MINUSCA, avec la Communauté Internationale pour leur dire, un pays ne peut pas rester sans armée. Quelques soient les explications qu'on nous donne, il ne faut pas que ces explications viennent seulement nous endormir, nous baratiner. Quel est ce pays qui va accepter de demeurer sans ses forces armées, sans forces de défenses ? »  Il reconnait que les forces de défense et de sécurité centrafricaines ont des moyens limités mais peuvent protéger la population centrafricaine. « Nous avons nos gendarmes et nos policiers, nous avons nos militaires mais qui ont des moyens limités, et qui peuvent défendre le peuple centrafricain ». Il témoigne l'efficacité des FACA. « On nous a parlé de la réforme de l'armée, ça va prendre combien de temps ? Il ne faut pas qu'on nous traine dans la boue, qu'on ne nous dise pas que cette réforme va prendre un an, alors qu'on a vu des militaires qu'on a formés en 3 mois et qui ont été capables de défendre leur territoire. Pourquoi en RCA, on va dire qu'il faut une réforme qui traine en longueur de journée ? On ne sait pas quand ça va finir, donc là c'est aussi le rôle du gouvernement centrafricain ».

Le Président du Conseil d'Administration de la PCRC fait ainsi allusion à la formation en cours des FACA, organisée par l'EUTEM. Rappelons que depuis 2013, suite aux exactions commises dans le pays et dont la plupart sont attribuées à des éléments des FACA, les Nations unies ont décidé un embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine. Malgré les multiples négociations menées respectivement par les autorités de la Transition et par le Président démocratiquement élu, les Nations unies restent sur leur position, prétextant qu'il faut un nettoyage et une réforme en profondeur de ces FACA. Toutefois, certains policiers et gendarmes, encadrés par les forces onusiennes, sont opérationnelles mais sans armes. Faisons noter que la plupart des Centrafricains sont convaincus que seul le redéploiement de leurs Forces de défense et de sécurité peut amener à mettre fin aux conflits dans le pays.


 
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