Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
Accueil Qui sommes-nous ? Nouvelles Emissions CIPP InovarCA Partenaires
Imprimer

  Nouvelle

22/08/2016 - Nola

Les communautés de la Sangha Mbaéré vivent dans la cohésion sociale


Les communautés de la Sangha Mbaéré vivent dans la cohésion sociale

Les deux communautés (chrétienne et musulmane) de la Sangha Mbaéré vivent bien dans  cohésion sociale. Plusieurs habitants de Nola, chef lieu de la préfecture de la Sangha Mbaéré et issus des deux communautés l’ont témoigné lors de la mission de sensibilisation que les leaders de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) ont effectuée du 04 au 05 aout 2016 dans cette localité. Durant cette mission, la communication de la PCRC a recueilli les avis des de la Sangha Mbaéré au sujet du vivre ensemble entre les communautés.

« Avant la crise et l’entrée de groupe rebelle Séléka sur le territoire centrafricain en général et dans la préfecture de Sangha Mbaéré en particulier, les communautés vivaient en symbiose », déclare Aïssatou Abouki de la communauté musulmane. «Nous étions en parfaite communion avec les autres communautés. C’est quand les Sélékas, (majoritairement musulmans,) sont entrés dans la ville de Nola que certains commencent à dire à tort que ce sont les musulmans de Nola qui les ont invités à envahir la ville. A partir de ce moment, une rupture s’est installée avec pour fond de toile, la méfiance de l’autre ».

Même son de cloche de la part de Madame Pamba Eulalie de la communauté chrétienne : « Nous vivions comme des sœurs, nous nous entendions très bien ». Pendant la période de la crise, pour protéger leur vie, les membres de la communauté musulmane de cette préfecture ont trouvé refuge pour certains, au Cameroun pays voisin et à la Paroisse Notre Dame de la Sangha pour d’autres. Madame Pamba Eulalie explique que durant ce temps de crise, la communauté chrétienne soutenait les musulmans par des vivres et autres appuis.  « Nous, femmes chrétiennes catholiques, avions beaucoup soutenu par des vivres, médicaments et autres, nos sœurs musulmanes pendant qu’elles étaient retranchées en la Paroisse Notre Dame de la Sangha, aussi la Caritas leur venait au secours ».

Au sujet du retour des déplacés et des refugiés, Aïssatou Abouki de la communauté musulmane pense que c’est pour des raisons d’intérêts égoïstes que certains ne souhaitent pas le retour des réfugiés dans la localité. « Pour leurs intérêts égoïstes, certains non musulmans qui ont occupé les boutiques, les maisons et les biens des musulmans ne veulent pas que ceux-ci puissent regagner leurs maisons et récupérer leurs biens ». Elle met sur le compte des activités menées par la PCRC les efforts de renforcement de la cohésion sociale et le vivre ensemble. « Grâce au bureau de la PCRC que nous avons mis en place, le vivre ensemble et la paix se consolident dans notre préfecture ».

Quant à Kossi Arlette de l’Eglise UFEB de Nola, assise à côté d’une femme musulmane, elle se réjouit d’être avec ses sœurs musulmanes : « Chaque fois que nous nous retrouvons dans des réunions de la PCRC et même en dehors, nous partageons le peu dont dispose chacune de nous pour démontrer aux autres que nous n’avons pas de problème entre nous ».

Ces femmes lancent un appel pour le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble à leurs sœurs : « Pour la consolidation de la paix dans notre localité, nous demandons aux femmes musulmanes de Sangha Mbaéré de ne pas céder aux insultes des autres et de prôner le pardon dans leurs actes quotidiens. Nous demandons également aux non musulmanes de cohabiter avec nos consœurs musulmanes comme avant, car tout passera sauf l’amour ».

Suite aux tentatives d’installation de certains éléments de la Séléka venus des autres préfectures de la République Centrafricaine, la bonne entente entre les deux communautés a été touchée. Certains non musulmans ont saisi cette opportunité pour s’en prendre aux musulmans. Mais de l’avis de la quasi-totalité des habitants de Nola, tout a été mis en œuvre et par les musulmans et les non musulmans pour que Nola ne succombe pas à la tentation des exactions intercommunautaires. Toutefois, des cas isolés sont enregistrés, ce qui crée la peur de sortir chez plusieurs musulmans, particulièrement les musulmanes. Mais plusieurs habitants trouvent que les activités lancées par la PCRC est une occasion à saisir pour renforcer et encourager le vivre ensemble, le pardon et la cohésion sociale.


 
com.pcrcrca@gmail.com  |  Tél. : +236 75 05 47 67 / +236 72 25 26 38 / +236 77 08 27 68##FOOTER##