Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

03/01/2017 - Bangui

Les Centrafricains esperent un retour definitif de la paix dans leur pays en cette annee 2017


Les Centrafricains sont unanimes pour espérer un retour progressif de la paix dans leur pays. La crise qui a secoué le pays a laissé des stigmates dans plusieurs familles. Selon eux, l’engagement des leaders religieux, du gouvernement et des autres partenaires en faveur du retour de la paix a commencé à porter du fruit. Ils ont foi que l’année 2017 est une année d’espoir aspirent tous à un retour définitif de la paix en Centrafrique. L’équipe de la Communication de la PCRC a rencontré quelques Centrafricains de Bangui.

Selon  MOUSA  ASSABARASSOUL,  président local pour la paix dans le 3è arrondissement, il n’ ya que les Centrafricains qui peuvent ramener la paix dans leur pays. « La paix n’a pas de prix  et personne ne peut nous forcer à faire la paix . Si nous voulons la paix nous devons nous unir et pour accéder a cette unité nous devons nous  aimer. Nous devons tout pardonner et recommencer une nouvelle vie en cette année 2017 ».

Certains, à l’exemple de  madame AÏSSATOU IDRIS de la communauté musulmane du pk5, trouvent que « … si les Centrafricains se battent pour ramener la paix dans leur pays, cela va décourager les semeurs de troubles.  L’année 2017 est porteuse d’espoir. Tous les centrafricains doivent se mettre ensemble sans distinction d’appartenance  ethnique et religieuse pour travailler en faveur du retour de la paix  en Centrafrique ». 

Pour madame MBILO  clarisse gestionnaire d’un Centre catholique, le souci est de chercher à faire repartir les déplacés chez eux. « Je souhaite que les leaders religieux et le gouvernement déploient des efforts pour que ceux qui habitent les sites des déplacés  retournent dans leurs quartiers respectifs, car on ne peut parler de paix tandis que  d’autres  centrafricains continuent de dormir sous des bâches en plein air ».

Monsieur KANGUI  Alain  enseignant  se dit heureux de constater  qu’un changement de comportement s’opère  doucement dan la vie des centrafricains. « Cette crise a été un catastrophe pour les centrafricains. Mais si les fêtes de fin d’année ont été célébré sans incident majeur, ceci démontre la prise de conscience de chaque centrafricain qui veut le retour définitif de la paix dans son pays ».

La  dégénérescence de la crise en Centrafrique en 1993 a empêché les Centrafricains de célébrer les fêtes de fin d’année pendant trois ans. 2016 a été l’année du sursaut car en commençant par la célébration du 1er décembre, Fête nationale de l’Oubangui Chari qui est devenu République Centrafricaine ; en passant par la fête de Noël ; et la Sain Sylvestre, les Centrafricain ses sont éclatés car selon eux, « Nous étions comme des prisonniers, maintenant nous sommes libres et il faut manifester notre joie de nous savoir libres ».

Malgré les dispositions prises par le ministre de l’Intérieur chargé de l’Administration du Territoire pour empêcher les tirs d’armes et les pétards, certains contrevenants se sont tout de même exprimés en tirant à l’arme et les pétards dans certains quartiers de Bangui et de ses environs. Les habitants de Bangui n’ont pas hésité à se rendre dans certains quartiers dits « dangeureux » pour transmettre leurs vœux aux parents, amis et connaissances. Pour eux, la paix est revenue avec aussi cette libre circulation des personnes, cette libre circulation qui doit se renforcer davantage.



 
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