Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
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  Nouvelle

11/12/2016 - Bangui

Le Cardinal Nzapalainga annonce la liberation du peuple centrafricain


Selon lui, le peuple centrafricain a trop souffert. Il continue de souffrir. Et pour illustration, il a rappelé les affrontements et autres exactions qui se déroulent à Bria, à Bakala, à Bambari, à Kouango, à Bocaranga…, ce qui occasionne de lourds dégâts, des pertes en vies humaines et en matériels.

Et pourtant, a encore dit le Cardinal Nzapalainga, « La République Centrafricaine était appelée pays hospitalier, Suisse africaine, pays de Boganda quia tracé la voix au développement. C’est le premier pays d’Afrique centrale à avoir la télévision, une université…Bangui qui s’appelait jadis ‘Bangui la Coquette’ est devenue ‘Bangui la roquette… ». Et il trouve que les raisons de ce retournement résident dans l’énormité des richesses du pays qui attirent la convoitise. Il met également ce retournement sur le compte de la mauvaise gouvernance, du népotisme, du tribalisme, de la corruption, autant de maux qui gangrènent la mentalité et le comportement de beaucoup de filles et fils du pays. Son Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga s’est posé la question de savoir « 50 ans d’indépendance, où en sommes-nous ? » Et lui de donner un exemple, les fonctionnaires affectés dans les provinces n’ont pas de nouveaux espaces pour loger et travailler, sinon les vieilles bâtisses coloniales.

Le Cardinal n’entend pas porter un doigt accusateur, mais il met toutes ces interrogations sur la conscience de chaque Centrafricaine, de chaque Centrafricain.

Au nom du peuple centrafricain, le Cardinal a demandé pardon aux jeunes qui n’ont pas choisi de vivre cette vie d’aujourd’hui. Il a également demandé pardon aux femmes qui, selon lui, « …n’ont jamais fait de coup d’Etat, n’ont jamais pris la tête d’une mutinerie, mais qui se sont retrouvées à transporter des morts pour aller les enterrer… ».

Invitant le peuple centrafricain à être toujours dans la joie, il leur rappelé que si hier Dieu a libéré le peuple juif, Lui qui est le même aujourd’hui, peut et veut le libérer. « Peuple centrafricain, Dieu ne t’a pas abandonné, Il aime notre pays. Soyez toujours dans la joie ! Mais cette libération, nous devons la demander de tout notre cœur. Nous devons enterrer notre hache de guerre, faire la bonne politique, tirer les leçons du passé, aller vers la paix et la réconciliation car la division est l’œuvre du diable » a-t-il conclu.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, du Premier Ministre Mathieu Sarandji et des membres du gouvernement présents à Bangui. La cérémonie a également enregistré la présence du président de l’Assemblée nationale, du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, des Ambassadeurs accrédités en Centrafrique représentants ecclésiastiques d’Afrique et de Madagascar et de la sous-région.

Dans le cadre des efforts fournis par les pasteurs à travers la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, une forte délégation musulmane et protestante ont assisté à cette célébration, accompagnant leurs leaders l’Imam Oumar Kobine Layama, président de la Communauté Islamique de Centrafrique (CICA) et le Révérend Docteur Nicolas Guékéyamé-Gbangou, président de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC). Une occasion de plus qui témoigne que la crise en Centrafrique n’est pas interreligieuse mais bien sociopolitique



 
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