Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
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  Nouvelle

26/07/2016 - Bangui

La crise centrafricaine n'est pas religieuse selon les leaders religieux de Kaga-Bandoro

La crise centrafricaine a été et continue d’être qualifiée comme une crise religieuse. Ephrem Mamadou, Pasteur à Kaga-Bandoro réagit à cette affirmation : « Je ne peux pas dire oui à cette déclaration, puisque nous voyons aujourd’hui à Bangui, nos trois leaders religieux (Révérend Pasteur Nicolas Guerekoyame de l’AEC, Eminence Imam Oumar Kobine Layama de la CICA et Son Excellence Monseigneur Dieudonné Nzapalainga de la CECA), œuvrer pour le retour de la paix et la cohésion sociale en Centrafrique. J’infirme ces propos, puisque, en aucun cas, aucun de ces leaders religieux n’a ordonné et ne peut ordonner à ses adeptes de tuer l’autre, c’est faux ! Au contraire c’est une affaire politique ».

Selon lui, les habitants de Kaga-Bandoro ont beaucoup souffert de la crise centrafricaine. « La population de Kaga-Bandoro était en débandade pendant la crise, c’était triste de voir les hommes, femmes et enfants vivre dans la précarité ». Comment les leaders religieux de Kaga-Bandoro ont fait pour résoudre les conflits dans leur localité, il répond : « La résolution des conflits a commencé à Kaga-Bandoro par l’arrivée de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) avec des sensibilisations sur la cohésion sociale, l’arrêt du port d’armes et le vivre ensemble ».

A Kaga-Bandoro il n’existe pas une antenne préfectorale de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) en tant que tel, nous a confié Pasteur Ephrem. Toutefois, avant l’arrivée de cette équipe, les leaders religieux ont exercé certaines activités. « Il n’existe pas une antenne préfectorale de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique à Kaga-Bandoro, en tant que tel. C’est du 20 au 30 mai dernier, qu’une délégation de la Plateforme, venue de Bangui, est arrivée chez nous pour nous présenter le projet des  textes de bases de cette association en présence de toute la couche sociale de Kaga-Bandoro. Lors de cette rencontre, nous avons amendé les textes de bases présentés par cette équipe. Ce qui a permis l’organisation à Bangui de l’Assemblée générale constitutive ». « Nous nous sommes organisés en confession religieuse pour demander aux Sélékas et aux Antibalakas de déposer les armes, de cesser les hostilités pour que la paix revienne et que la cohésion sociale soit rétablit pour le développement de la ville de Kaga-Bandoro » a-t-il poursuivi.

Celui-ci attend de l’Assemblée générale constitutive de la PCRC que les chrétiens et les musulmans s’unissent, s’entendent comme une seule personne afin de vivre dans la cohésion sociale et travaillent pour le développement de leur pays. Il avoue par ailleurs que sans l’effort de nos trois leaders religieux, la République Centrafricaine devrait vivre le pire de ses cauchemars.

Il recommande pour ce fait aux centrafricains, pour finir, de prier pour le retour effectif de la paix en Centrafrique « car si Dieu ne protège pas un pays, une armée puissante ne peut rien faire ».


 
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