Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique - PCRC
Pour la Paix et la Cohésion Sociale par une approche interreligieuse
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  Nouvelle

26/07/2016 - Bangui

L'appui de la PCRC à l'antenne préfectorale de Bouar, favorise le retour de la paix et le vivre ensemble

Les habitants de Bouar, Chef-lieu de la Préfecture de la Nana Mambéré, située à 450 km à l'Ouest de la capitale de la République Centrafricaine ont vécu la crise de 2013 dans leur chair. Certains habitants de cette localité ont quitté leur maison pour se réfugier au Cameroun pour les uns et dans des sites des déplacés pour les autres. Les leaders religieux de la localité se sont concertés pour mettre en place une plateforme religieuse, laquelle plateforme a été appuyée par la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC). Cet appui a favorisé le retour de la paix et le vivre ensemble. Aboubakar Yaya, Imam de la Mosquée centrale et membre de l'antenne de la Plateforme préfectorale de Bouar témoigne : « …maintenant la tension s'est apaisée avec l'installation de l'antenne préfectorale de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique qui travaille en concert avec les autorités locales pour le rétablissement de la paix et  la cohésion sociale ». Or, pendant la crise, la majorité de la population de Bouar s'est déplacée pour se réfugier au Cameroun. Ceux qui sont restés  sont  souvent  victimes  de braquages et de  maltraitances de la part de leurs bourreaux. «… même  le jour, les gens sont  braqués » a martelé l'Imam Aboubakar. Avant la mise en place de l'antenne préfectorale de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique dans la sous-préfecture de Bouar,  les leaders religieux de cette localité ont mené certaines activités pour favoriser la cohabitation entre la population comme l'explique l'Imam de la Mosquée centrale de Bouar. « La première  chose que nous  avons  faite,  c'était  de  prier Dieu  en  faveur  de la paix et  deuxièmement, nous  avons  lancé  un appel à la  tolérance ». En dehors de ces activités, ces leaders religieux vivent en parfaite harmonie. Cette franche collaboration leur a permis de réaliser plusieurs activités : « Entre nous les leaders religieux, existe une franche collaboration. En exemple, nous avons organisé une rencontre à Baboua, ville située à 180 kilomètres sur la  route de Garoua boulai,  ensuite à Baoro, située à 60 kilomètres sur  la route de Bangui et à  Niem Yéléwa, une zone d'élevage, pour mettre en place les comités de paix afin de sensibiliser sur le vivre ensemble ».

Aboubakar Yaya, Imam de la Mosquée centrale et membre de l'antenne de la Plateforme préfectorale de Bouar est satisfait de l'organisation de l'assemblée générale constitutive et promet la restituer à ses pairs dès son retour dans sa localité. « Je suis satisfait des textes de bases adoptés. Dès mon retour, j'organiserai une rencontre de restitution à l'endroit de la population de Bouar ». Pour ce dernier, les différences ne peuvent pas empêcher les confessions religieuses de Centrafrique (chrétiens et musulmans) de ramener la paix dans leur pays. « Nous croyons que c'est possible, puisque nous, chrétiens et musulmans, prions un seul Dieu, nos différences ne peuvent pas nous séparer ». L'Imam Aboubakar Yaya réfute cette affirmation disant que la crise centrafricaine est religieuse : «C'est faux. Les musulmans et chrétiens s'entendent comme les enfants d'un même père et d'une même mère. Pour moi, cette crise est alimentée par des étrangers. En vrai, il n'y a pas de conflit entre chrétiens et musulmans ». Celui-ci est déterminé dans son engagement et croit que  la PCRC atteindra ses objectifs même sans argent. « Nous sommes déjà engagés, personne ne reviendra en arrière. Nous avons commencé sans argent, par la foi, nous allons atteindre nos objectifs »

« Cohésion sociale et paix » ce sont deux mots que recommandent Aboukar Yaya, Imam de la Mosquée centrale et membre de l'antenne de la Plateforme préfectorale de Bouar, aux centrafricains : « Si vous vivez en harmonie entre vous, il n'y a pas de problème, car les querelles et les troubles ne peuvent pas faire avancer le pays. Aussi, que les parents éduquent leurs enfants à ne faire que du bien ».


 
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